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oh ! des anges !Babylone
nous montre, au 1er millénaire avant J.C., de trompettes courtes sur des bas-relief en pierre. 

Chez les égyptiens, on trouve dans la tombe de Toutankhamon 2 trompettes appelées Chnoue, de 50 cm de long, avec un tube assez étroit et un pavillon finement ciselé. Selon les auteurs grecs, le son de cet instrument était comparable au braiment d’un âne en furie…

Chez les Grecs, la trompette était conique, avec une perce très étroite. On retrouve ce salpinx chez Homère (l’Iliade), où Eschyle (dans " Les Perses ", lorsqu’il décrit la bataille de Salamine). Xénophon nous apprend que les Athéniens faisaient leurs exercices au son du Salpinx. Homère en décrit le son comme aussi terrible que le cri d’Achille… On utilise le Salpinx dans les défilés, dans les cérémonies liturgiques fastueuses.

A l’âge de bronze, on voit chez nos voisins irlandais une trompette dont le pavillon est orné de pointes aiguës, et dont les braves hommes se servaient comme armes ; la musique est parfois redoutable…

On trouve à l’âge de fer diverses représentations de la trompette, dont une remarquable sur un relief de vase d’argent (2ème ou 1er siècle av. JC) montrant des guerriers celtes sonnant la charge lors de combats dans de grandes trompes verticales au pavillon en forme de serpent.

Mais déjà dans l’Ancien Testament, le Big Boss avait ordonné à Moïse de fabriquer 2 trompettes d’argent, au cas où il aurait à faire des campagnes militaires ; on voit une représentation de cette trompette hébraïque, le haçocereth) sur l’Arc Triomphal de Titus, à Rome (vers 100).

Chez les Romains, Diodore de Sicile nous dit que les Etrusques utilisaient une trompette guerrière, dite trompette tyrrhénienne. De plus, sur la fresque d’un tombeau de Chiusi (Italie), on voit un musicien jouant d’un instrument à l’extrémité recourbée, avec sur la courbure une ouverture servant à faire égoutter la salive. La forme de cette trompette rappelle celle du lituus, autre trompette romaine, dont un exemplaire a été retrouvé sur le site de l’antique Caere et aujourd’hui conservé au musée romain Museo Etrusco Gregoriano ; ce lituus mesure 1,60 m. et est accordé en sol.


Une nouvelle évolution des cuivres fut amorcée lorsque l'on fit appel à la technique de coudage du tuyau et à l'emploi de la coulisse. C'est d'ailleurs une ancienne trompette à coulisse, la saque bute, qui fut à l'origine de l'idée du trombone à coulisse. On voit cette saque bute sur un triptyque de Hans Hemling (1433/1494): le sonneur tient l'instrument d'une main juste au dessus de l'embouchure et se sert de l'autre pour actionner la coulisse.

C'est Anton Weidinger, trompettiste de l' Opéra de la Cour de Vienne, qui mit au point une trompette Mi b à clés au 18ème siècle. Cet instrument à clés était un précurseur de ce qui allait devenir la trompette moderne, et Weidinger l'améliora en 1801 en le dotant de clés supplémentaires, qui couvraient des ouvertures sur le côté; il transplantait ainsi le principe des Bois sur un instrument en cuivre à forme conique.
Les expériences de Weidinger, entreprises comme bien d'autres du même genre (Köbel à St Petersbourg, Woeggel à Augsburg), avaient pour but de donner à la trompette une tessiture plus large. Mais ces expériences furent rendues inutiles en 1813, par l'invention de la trompette à pistons de Bluehmel, qui offrait ainsi à l'instrument la gamme chromatique complète.