Corelli

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Corelli et la Trompette ?

Arcangelo Corelli naît à Fusignano en 1653. Dés l'âge de treize ans, il se rend à Bologne pour se perfectionner dans l'étude du violon et apprendre la composition. Sa virtuosité violonistique est si précoce qu'il est admis, à dix-sept ans parmi les membres de la fameuse Académie Philharmonique. Après plusieurs années de voyage, il se fixe à Rome, où sa renommée l'a devancé.

Un accueil chaleureux et admiratif lui est réservé par le cardinal Ottoboni, neveu du pape et passionné de musique qui le fait engager comme premier violon et le traite en ami. Logé dans le palais même de son protecteur et délivré de tout souci matériel, il peut, à loisir, élaborer lentement son œuvre, la parfaire et la polir des années entières, dans un désir inassouvi de perfection.

Sa renommée ne cesse de grandir. Exécutant, compositeur, chef d'orchestre, il est célèbre dans toute l'Europe. Son existence, désormais calme et sédentaire, n'empêche pas sa gloire de violoniste de s'étendre et de lui attirer des élèves venu de loin pour recevoir ses conseils.

A une époque où la production musicale est énorme, où les compositeurs ont peine à suivre le rythme des commandes et les désirs de leurs protecteurs, l'œuvre de Corelli est relativement mince: 48 sonates à trois, pour deux violons et continuo, en 4 recueils (1681, 1685, 1689 et 1694), 12 sonates pour violon et basse (1700) et 12 concerti grossi (publies après sa mort, en 1714).

Certes, divers musiciens comme Bassani, Vitali et Torelli écrivent aussi des sonates... Aucun n'atteint à cette souveraine harmonie, à ce parfait équilibre formel, à pareil naturel dans l'agencement des phrases et des mouvements. Chez Corelli, la sonate a trouvé son langage le plus pur. Ce n'est d'ailleurs pas le fait de l'improvisation, car peu d'œuvres on été aussi méditées et aussi longuement travaillées.

On lui attribue l'invention du Concerto grosso... Héritier du labeur fécond des précurseurs, il a joué un rôle aussi important dans ce genre que dans celui de la Sonate. Il n'a fait que fixer une forme encore flottante et mal définie. Et là comme dans ses sonates, son sens de l'architecture sonore a imposé ses concerti grossi comme parfaits modèles à ses successeurs.

Il meurt à Rome, entouré d'honneurs, en 1713 et son corps est inhumé en l'église Santa Maria della Rotunda, l'ancien Panthéon romain.

La sonate en mi mineur est extraite du recueil de douze sonates pour violon et basse, et a été transcrite pour Trompette et Orgue par ... une organiste, Marie-Claire Alain.

C'est du Baroque... donc aigu. Faites comme moi, trichez en lisant en clé d'UT 4 et en transposant le midifile 1 ton en dessous (hou !)

Les quatre mouvements de la sonate assemblés en 1 seul zip